mercredi 4 juin 2014

Entrevue en marge du Prix jeunesse des libraires du Québec 2014

Vous ne le savez peut-être pas, mais Qu'est-ce qui fait courir Mamadi? est en finale du Prix jeunesse des libraires du Québec 2014 dans la catégorie 6-11 ans. C'est tout un honneur!

En marge de ce prix, qui sera remis le 17 septembre prochain lors d'une soirée tenue dans le cadre du FIL (Festival international de littérature), les auteurs finaliste (nous sommes au nombre de 3) ont répondu à une entrevue que vous pouvez lire en suivant ce lien : http://revue.leslibraires.ca/articles/litterature-jeunesse/prix-jeunesse-des-libraires-2014-finalistes-6-11-ans 

vendredi 30 mai 2014

Quel est ce problème avec le bonheur?

Je suis un homme heureux, qu'on se le dise. J'aime ma femme ainsi que mes enfants et ceux-ci comme celle-là me le rendent bien. J'ai un tas d'intérêts divers - allant de la pêche aux arts en passant par la mycologie - et un métier qui me convient. Une carrière littéraire somme toute intéressante. Bref, je me considère choyé et heureux.

C'est dit.

Mais quel est ce problème que j'ai, dans l'écriture, avec le bonheur?

On dit qu'on n'écrit jamais que sur soi.  J'ai toujours eu coutume de rectifier : on n'écrit jamais qu'à partir de soi. Or, quand je m'installe à ma table de travail, les idées heureuses semblent fuir mon cerveau pour laisser la place à des images sombres, parfois scabreuses. Bien loin de ce que je vis au jour le jour...

Pourquoi?

Parce que la posture de l'écrivain n'a simplement rien à voir avec celle de l'homme au quotidien, il me semble. En effet, il existe une ambiance, une forme d'état narratif où l'écrivant s'installe pour produire son monde. Et s'il puise sa source au fond d'un terreau tout personnel, ce monde n'a pourtant que peu à voir - ou à, tout le moins, il n'entretien aucune nécessité corrélationnelle -  avec la réalité factuelle de celui ou celle qui écrit. Comme chacun, j'ai aussi ma part ténébreuse, mais elle n'est rien de plus que l'ombre produite par la luminosité de ma vie, ceci dit en tout humilité. Et pourtant, dans l'écriture, c'est cette ombre qui fait surface et inonde le tableau, comme dans une oeuvre de Caravage.

Un deuxième point, celui-ci vieux comme le monde, peut sans doute fournir une part d'explication. Vivre la mélancolie dans l'art répond peut-être à un besoin de préservation, une forme d'autodéfense cathartique. Peut-être ai-je cette nécessité inconsciente et perverse de me vautrer dans la misère et que l'art est mon exutoire. C'est possible. Enfin, je pense sérieusement qu'il y a là une piste de réflexion intéressante.

Tout ça est bien intéressant. Mais n'en demeure pas moins que je me surprends parfois à jalouser ceux et celles qui semblent avoir cette faciliter à faire naître en trois lignes, en quelques mots, le sourire de leurs lecteurs. Moi, je n'y arrive que difficilement.

jeudi 17 avril 2014

De nouvelles nouvelles!

Qu'est-ce qui fait courir Mamadi? est en lice pour deux nouveaux prix et non les moindres! Bien qu'il a été coiffé au fil d'arrivée du Prix des nouvelles voix de la littérature, j'ai appris dernièrement qu'il a été retenu parmi les finalistes du prix Hackmatack ainsi que du Prix Jeunesse des libraires du Québec. Chouette, n'est-ce pas? Moi, personnellement, je suis aux oiseaux!

Voici deux liens vers le prix des Libraires :
http://www.prixdeslibraires.qc.ca/_jeunesse/selections/2014/5_11
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2014/05/13/001-prix-des-libraires-2014-laureats-et-finalistes-jeunesse.shtml

Et celui vers le site officiel du prix Hackmatack - le choix des jeunes :
http://hackmatack.ca/fr/

mercredi 12 mars 2014

Prix des nouvelles voix de la littérature

Qu'est-ce qui fait courir Mamadi? continue son petit bonhomme de chemin. 

La nouvelle est sortie aujourd'hui : mon troisième roman (et mon quatrième livre) a été sélectionné parmi les trois finalistes du Prix des nouvelles voix de la littérature! Et j'en suis totalement honoré.

Vous pouvez lire la description dudit prix en suivant le lien:

Ce n'est pas la première fois qu'un de mes livres atteint finale d'un prix. L'envol du pygargue s'était hissé jusqu'à la finale du prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature pour la jeunesse en 2011, s'inclinant à l'arrivée devant Le chasseur de loups-marins, publié aux 400 coups. Un grand honneur, surtout dû au fait que ce prix revêt un petit quelque chose d'"international"... Enfin.

Cette fois-ci la chose est différente. Le Prix des nouvelles voix de la littérature n'a pas cette aura d'outre-Atlantique, il s'agit d'un prix régional. Mais il a une plus grande valeur encore à mes yeux et c'est dû au fait qu'il mélange tous les genres. La poésie y est considérée, le roman historique, le polar, la chicklit, tout! C'est donc dire qu'il souligne la qualité des meilleurs livres des deux dernières années, peu importe le genre ou le public ciblé. Et c'est de ce dernier point que je tire ma plus grande fierté : avant d'être un livre jeunesse, Qu'est-ce qui fait courir Mamadi? est désormais reconnu comme un très bon livre!

Voici le lien menant au communiqué de presse annonçant la nouvelle :
http://www.sltr.qc.ca/wp-content/uploads/2014/03/Communiqu%C3%A9-PNVL.pdf

lundi 10 mars 2014

Salon du livre de Trois-Rivières

Le vingt-sixième Salon du livre de Trois-Rivières se tiendra du 27 au 30 mars 2014 sous le thème "À rendre fou". Encore une fois, j'aurai la chance d'y rencontrer les lecteurs et de faire la promotion de mon petit dernier, "Qu'est-ce qui fait courir Mamadi?". J'espère que vous serez nombreux à passer me voir!

Je serai au kiosque numéro 16, que vous pourrez trouver en consultant le plan du site en suivant ce lien : http://www.sltr.qc.ca/salon-du-livre-2014/plan-du-26e-salon/

Voici l'horaire de mes séances de dédicaces :

Le jeudi 27 : 16h à 18h
Le vendredi 28 : 16h à 18h
Le samedi 29 : midi à 14h et 16h à 18h
Le dimanche 30 : 10h à midi

Plus d'informations à venir.

mercredi 12 février 2014

Lettre à moi-même


J’écris cette lettre pour moi-même, histoire de faire le point sur ce qui va et ne va pas dans ma pratique d’écriture. 

Sûr qu’avec le temps et l’expérience, nombre de problèmes liés à mon art se sont évaporés comme l’eau au soleil. Et je suis fier de m’être tenu jusqu’à présent loin du sentiment de satisfaction qui guette l’artisan, mais qui est l’ennemi de l’artiste. Et j’ai la prétention d’être un artiste. En effet, j’ai le sentiment sincère de me renouveler et cette préoccupation qui m’est chère se trouve au cœur de ma démarche. Je me garde de racoler, de vouloir séduire. Je dis, je conte à ma manière et en essayant de renouveler mon art. Je suis fier de ça.

Il a coulé beaucoup d’eau, une eau teintée de reconnaissances qui pourraient faire l’envie de quelques uns. Pas de tous, d’autres sont beaucoup plus décorés et reconnus que moi. Il y a quand même de quoi jeter un œil assez satisfait sur le chemin parcouru et ma situation me sied très bien. 

Mais regarder derrière n’aide en rien à avancer. Comme dirait le philosophe, l’avenir se trouve devant. C’est là que se dresse la montagne. Et les périls y sont nombreux.

Mes occupations quotidiennes sont multiples et, trop souvent, la littérature n’y trouve pas sa place. La régularité me fait défaut et c’est là, à mon sens, qu’il y a le plus à faire. Bêtement, il faudrait me bâtir un horaire et le respecter. Si écrire revêt une importance pour moi, je dois y consacrer l'énergie nécessaire  et placer cette activité en tête de la liste de mes priorités. Pour le moment, ce n’est pas le cas. Pas assez souvent du moins.

Deuxième point à améliorer : me concentrer sur un projet à la fois. C’est sans doute l’élément crucial des problèmes que je rencontre. Si Dany Laferrière se définit comme le titreur le plus rapide d’Amérique, je suis sans doute un tireur d’élite dans la catégorie des nouvelles idées. Mais le problème inhérent à cette imagination foisonnante est que je change de projet comme je change de chemise, de sorte que, à la moindre difficulté, j’ai tendance à passer à autre chose. Il y a, dans mon ordinateur, des dizaines de romans, contes ou nouvelles entamés et laissés en chantier. Tous des livres qui, au moment de me mettre à leur rédaction, valaient la peine d’être écrits. Des avortons d’histoires qui n’ont pas dépassé leur stade embryonnaire. Un gâchis. Et pour chacune, une ou plusieurs excuses. Suis-je le roi des pleutres?

Indéfendable.

Je dois aller au bout de mes idées, bonnes ou mauvaises et écrire en faisant fi des difficultés. Remettre mon ouvrage cent fois sur le métier. Si le premier jet est maladroit ou sujet à des réserves, je dois passer outre et laisser naître le texte. Tous les accouchements ne peuvent être faciles, autrement, le génie serait l’apanage de tous! À chercher la facilité, c’est mon génie à moi qui souffre. Alors, voilà : pour les prochains six mois, je me fais la promesse de reprendre une de ces histoires échouées et d’y travailler chaque jour. Jusqu’à ce qu’elle vive.

Lire aussi. 

Je lis, bien sûr, mais trop peu. À l’horaire, je dois également prévoir une période de lecture quotidienne. Un test réservé au ressourcement dans tous ces livres que je n’ai pas encore lus. Je vais en faire la liste, tiens! Me les procurer et les classer en ordre de priorité. 

Ça commence demain.

dimanche 2 février 2014

Du coq à l'âne

Passer du coq à l'âne, c'est une expression qui me sied bien.

Je change d'idée sans arrêt. Je m'emballe pour une histoire, pour un projet, puis je m'essouffle et je change de sujet.

Et je fais le coq avec cette nouvelle idée qui, cette fois est la bonne. Certainement! Jusqu'à ce qu'apparaissent les difficultés inhérentes au travail de l'écrivain. Une scène qui manque. Une rupture dans le ton. Ou autre chose. Et voilà que se pointe une nouvelle idée. Et hop! Je passe du coq à l'âne et, comme un con, j'abandonne mon projet pour un autre.

J'ai fait le coq.

Je suis un âne.

Mais voilà, c'est avec cette tête de mule qui est la mienne que je me relance dans mon histoire de pigeon. Et cette fois je la mènerai à terme, qu'elle soit bonne ou mauvaise.

Enfin... si je ne change pas d'idée!

Si ça vous chante d'aller voir un peu ce que j'ai déjà dit sur ce projet, vous pouvez suivre le lien suivant: