mercredi 6 mai 2015

Les incontournables de la littérature jeunesse canadienne

Marie-Louise Arsenault, animatrice de l'émission de radio Plus on est de fous plus on lit, a lancé, il y a quelque temps, une consultation visant à déterminer quels sont, aux yeux des lecteurs, les 100 livres canadiens que chacun devrait avoir lus.

En réponse à cette initiative, Communication-jeunesse, un organisme qui a pour but de promouvoir la littérature pour la jeunesse en a fait de même. Il en résulte une liste de ce que seraient les meilleurs titres jeunesses à avoir lu dans sa vie et... Qu'est-ce qui fait courir Mamadi? en fait partie!

Si vous voulez consultr la liste, Voici le lien.

Si vous désirez commander mon roman, vous pouvez également le faire sur le site des librairies indépendantes du Québec ou vous rendre chez votre libraire préféré.

mardi 14 avril 2015

L'album Niska maintenant disponible!

Deux de mes chansons ont fait leur nid sur l'album récemment sorti du groupe de musique du monde De dame et d'homme. L'une d'elles, Niska, est justement la chanson titre de l'album! Vous pouvez De dame et d'homme.
obtenir plus d'information et même vous procurer le disque sur le site officiel du groupe en suivant le lien suivant :

Tiens donc, un article de journal sur ledit album!

Patience bientôt récompensée

Il n'y a pas si longtemps, je publiais un billet sur l'attente de réponses de la part des éditeurs où j'exprimais combien il m'était difficile de patienter. Eh bien, me voici récompensé! J'ai tout récemment reçu le message que j'espérais de la part d'une maison d'édition importante (vous me pardonnerez d'en taire le nom pour le moment!) dans laquelle je plaçais énormément d'espoir! Le contrat n'est pas encore signé et, à ce jour, je n'ai reçu qu'un message qui les dit intéressés à regarder "les possibilités pour une publication" et qui se termine sur "et surtout, merci de nous avoir envoyé votre très beau texte". 

Chouette, non? En tout cas, moi, je suis aux oiseaux.

Je vous tiendrai au courant lorsque le tout sera officialisé. Je pourrai alors vous divulguer les détails que vous brûlez d'envie de connaître!

jeudi 26 février 2015

Toi, là, tu écris quel genre de livres?

Voilà une question qui est sur toutes les lèvres (j'exagère un peu, j'en conviens!). Enfin, il s'agit là d'une préoccupation pour bien des lecteurs et encore plus d'auteurs... Mais pas moi. En fait, pas avant ce matin.

Les genres en littérature ne m'intéressent pas beaucoup et, je dois l'avouer bien honnêtement et sans aucune fierté, j'ai tendance à lever le nez sur à peu près tout ce qui comporte un dragon, une paire de crocs ou un détective alcoolique. Je ne lis pas de fantasy, pas de polar, rien de tout ça pour la simple raison que je redoute les clichés que ces livres recèlent. 

Est-ce un préjugé?

Peut-être, dans la mesure où plusieurs sauraient relever des contre-exemples qui me feraient ravaler mes propos.

Mais, trop souvent, la littérature de genre se bâtit sur des codes, voire des recettes, que trop d'auteurs semblent se contenter de répéter (peut-être cette dernière phrase est-elle, justement, un préjugé de ma
part?), ce qui donne un effet artisanal plutôt qu'artistique à leur prose. On n'écrit pas des livres comme on fait des crêpes. Les recettes doivent demeurer à la cuisine et n'ont pas leur place dans l'art.


Je préfère, et de loin, une littérature qui s'affranchit des codes ou qui, du moins, tente à tout prix de s'éloigner des clichés et des lieux communs.


Or, salons du livre oblige, je serai bientôt confronté aux questions liées aux genres littéraires, questions fort embêtantes quand on n'en est pas, il va sans dire...

Mais cette année, je me suis trouvé une réponse : le réalisme magique.

Le réalisme magique est un sous-genre du fantastique. Il s'agit d'un concept aux contours flous qui se résume un peu de la manière suivante : une histoire campée dans un univers réaliste où des événements surréalistes peuvent survenir, mais sont traités de manière réaliste. 

À ne pas confondre avec le fantastique, où l'élément insolite traité de manière réaliste prend toute la place et devient le noeud du récit.

À ne pas confondre avec le merveilleux, où l'univers est construit d'éléments insolites où les personnages, parfois insolites eux-mêmes, évoluent sans qu'ils soient remis en cause.

Dans le réalisme magique, l'univers se distord ponctuellement sans que les personnages s'en rendent compte, parfois même à l'insu du lecteur. On mettra souvent sur le dos d'effets de style ou du langage poétique les impressions obtenues à la lecture. La littérature latino-américaine porte en elle une longue tradition de réalisme magique, mais pas seulement elle. Dante, Rabelais, Cervantes Shakespear ont donné des oeuvres en ce sens. Bref, il ne s'agit pas d'un genre nouveau, ni révolutionnaire, mais plutôt d'une onde constante qui teinte l'histoire de la littérature mondiale. S'il s'agit d'un genre (pas des plus répandus!), il en est un tout en nuances et parmi les plus difficiles à cerner. Parce qu'il est nuancé, justement. 

Mes trois romans se situent dans ce genre-là.

Si vous avez envie d'en apprendre un peu plus sur le réalisme magique, vous n'avez qu'à suivre le lien ci-dessous. En attendant, j'ai désormais une réponse à cette question qui m'embête à chaque fois : "c'est quel genre de livre que tu écris?"

mercredi 18 février 2015

C'est long attendre!

Un projet n'est jamais tout à fait terminé tant qu'il ne se trouve pas relié et déposé sur la tablette d'une librairie. Et puis, il y a la promotion pour le faire vivre. Pour moi, voilà deux freins majeurs à la création. Je m'enthousiasme pour tous ces petits détails et je vis à fond chacun d'eux. Mais ça me détourne de l'essentiel : écrire.

Quand finalement je parviens à m'y remettre, généralement, j'arrive à des résultats qui me satisfont. Mais trouver un éditeur peut s'avérer long et fastidieux.

Voilà où j'en suis.

J'ai terminé un manuscrit auquel je crois énormément l'été dernier. Le texte a été accepté par mon éditrice habituelle, mais sous réserves de modifications que je n'ai pas envie d'apporter. Mes raisons (sur lesquelles je ne m'attarderai pas ici, ce n'est pas le sujet de ce billet!) paraîtraient sans doute futiles aux yeux de plusieurs, mais ce sont les miennes et, contrairement à mon habitude, j'ai décidé de m'y tenir. Pour le moment, du moins.

Bref, j'ai envoyé ledit manuscrit ailleurs.

Et j'attends des réponses qui n'arrivent jamais assez vite... Il faut dire que les délais s'étirent souvent jusqu'à six mois après réception du manuscrit. À terme, on reçoit une lettre impersonnelle témoignant que l'éditeur n'a simplement pas eu le temps de s'attarder à la lecture du texte. Bref, angoisse et déception relayent souvent l'espoir qu'on entretient durant cette période.

En attendant, j'essaie d'écrire. Je parviens à faire progresser le récit, mais il me semble que je n'y suis pas tout à fait. 

Mais n'empêche que je suis hanté de cette histoire pour laquelle me font attendre les éditeurs.

Vous pouvez en savoir un peu plus sur ce texte en attente en lisant cet ancien billet : Écrire avec la rage


jeudi 8 janvier 2015

Charlie hebdo

Le mercredi 7 janvier 2015. Paris.

Il est midi. Toute l'équipe d'un journal vient d'être éliminée, abattue froidement par deux tireurs encagoulés. Pour des idées. Pour une poignée de dessins et de textes.

Ce sont les faits.

C'est d'un ridicule aberrant. Pathétique. Injuste. Absurde.

Le constat est indéniable : parler, défendre une position, c'est risquer sa vie.

On pourrait disserter sur la responsabilité des uns et des autres dans cette affaire, accuser à tort ou à raison l'islam, la droite catholique, remettre en cause la justice sociale, resserrer les mesures de sécurité, augmenter ou diminuer la censure, prier, pleurer, aimer ou haïr, rien n'y changerait : des hommes et des femmes sont morts hier pour avoir tenu et défendu un journal. Leur emploi.

La liberté de penser et de dire est ce qui définit les sociétés occidentales. Et elle a été payée chèrement. Voltaire a été embastillé à plusieurs reprises. Havel a été emprisonné. Hugo a dû s'exiler. Socrate a bu de la ciguë. Mais ils ne se sont pas tus. Au contraire, ils ont donné à l'Occident l'opportunité de voir naître et fleurir l'humanisme par la remise en question des dogmes et de l'ordre établi. Ils ont apporté un point de vue nouveau à des société sclérosées et passéistes. Ils ont rangé Dieu sur la tablette qui lui revient, juste à côté de l'alchimie et de la pensée magique.

On a persécuté les écrivains et les penseurs de tout temps, mais on n'a jamais réussi à les faire taire.

Je ne veux pas faire des collaborateurs de Charlie Hebdo des martyres, je déteste ce terme empreint de religiosité. Je ne veux pas non plus en faire des intellectuels influents ni même défendre leur idées. Pour être clair, j'ai toujours cru qu'ils allaient loin et qu'ils poussaient les limites de la provocation en publiant certaines de leurs caricatures. Mais ce n'est ni plus ni moins qu'une opinion. Même si je comprenais la colère de certains devant ces images dures et cet humour acide, jamais il ne me serait venu à l'idée que quelque chose d'aussi irréversible que la mort ait pu en découler. Je respectais leur liberté et leur droit. Je n'ai pas changé d'idée aujourd'hui.

Puis Dieu s'est mêlé de l'affaire.

Ou plutôt, des illuminés se sont déchargés de leur propre folie en la justifiant de cette invention humaine qu'est Dieu.

Dieu est amour et tolérance. Mon oeil!

Dieu est la raison qui permet aux hommes de justifier l'idée de puissance qu'ils ont d'eux-mêmes. Dieu donne la Voie à suivre, la Vérité implacable. Et celui qui la détient a tous les droits. Il en a plus que celui qui vit dans l'erreur en tout cas. Dès lors, le croyant s'arroge le droit de mépriser l'impie.

Dieu divise.

Dieu est un enculé.

Le jeudi 8 janvier 2015. En France, toujours.

Trois centres culturels musulmans ont été saccagés. Des représailles aux gestes de la veille. Évidemment. Marine Lepen a pris la parole pour attiser la terreur du peuple ébranlé. Sarko a fait de même, champion de la sécurité. On cultive la peur. Les terroristes ont remporté la bataille.

Ici, au Québec, on a peur aussi. Mais de qui? Il est bien là le problème. On va remettre Dieu là-dedans et se convaincre qu'on a raison de mettre ça sur le dos de l'islam. Les catholiques, les protestants et les juifs vont en profiter pour oublier leur précepte de base : traite ton prochain comme toi-même. Les musulmans vont crier à l'islamophobie. Et tous feront porter l'odieux d'un acte de violence isolé à d'autres humains. Simplement. Comme toujours.

Et chacun oubliera qu'au-dessus de tout, en Occident, il y a le droit. Pas celui de Dieu. non. Celui tout humain que chaque société a su opposer à la barbarie des rois et des goujats qui ont gouverné de droit divin. Au-dessus de tout, il y a la justice des hommes. Et c'est là que réside le Salut, le vrai. Je souhaite de tout coeur que  la justice suivra son cours. Qu'on mettra la main au collet des assassins et de tous les imbéciles qui vont profiter de cet événement pour justifier leur haine. Et qu'on les privera de soleil pour très, très longtemps.

Dieu est un con. Mort aux cons.

Qu'ils aillent se faire foutre.

mardi 23 décembre 2014

Réimpression de "Qu'est-ce qui fait courir Mamadi?"

Quand j'ai décidé de me lancer dans une carrière d'écrivain, je me suis fixé de petits objectifs. Le premier, il va de soi, était d'être édité. C'est fait depuis 2008 (si on fait abstraction des nouvelles que j'ai fait publier dans XYZ au tournant de l'an 2000). Le second, éviter le pilon, tient toujours et je me croise les doigts pour que ça dure; cependant, je ne me fais pas d'illusions, ça arrivera un jour ou l'autre. Le troisième était de remporter des prix littéraires. Ce dernier ne s'est toujours pas matérialisé, mais, avec quatre finales pour trois romans, je trouve que je m'en tire assez bien; ça ne viendra peut-être pas, mais le parcours de mes livres est au-delà de mes attentes. Finalement, je voulais connaître la joie de voir un de mes romans retourner sous presse. Eh bien, ce sera le cas de Qu'est-ce qui fait courir Mamadi? J'ai appris la nouvelle juste avant Noël et je dois dire qu'il s'agit d'un sacré beau cadeau!

Je n'ai que très peu de choses à voir dans ce bonheur que je partage aujourd'hui. En revanche, c'est à mes lecteurs que revient la responsabilité de cet exploit (oui, oui, dans mon esprit, il s'agit bien d'un exploit!). C'est grâce à vous, qui avez lu, aimé et partagé votre enthousiasme avec votre entourage, que mon petit bonhomme continue son chemin. Et je vous en remercie du fond du coeur.